La ville des chercheurs d’or et des hors-la-loi !

Deadwood nous fait vivre un plongeon dans la période du Far West.

Sa rue principale présente des boutiques de plus de 100 ans toutes très bien restaurées. D’ailleurs Deadwood est inscrite au patrimoine américain depuis 1961. C’est une succession de boutiques de bikers et de cow-boys, de souvenirs et de bars typiques car elle fut en son temps un repaire de chercheurs d’or, de hors-la-loi et de prostitués. Un bus décoré à l’ancienne sert de navette entre les hôtels et les points touristiques de la ville.

Visitez Deadwood

Visiter Deadwood, c’est Allez boire un verre au bar saloon « l’Old Style Saloon N° 10 » où fut assassiné Wild Bill Hickock, jouer dans l’un des 80 casinos pour ressentir l’ambiance de l’époque, se mettre à niveau sur la culture du Far-ouest dans les musées de la ville ou se promener et admirer les travaux de restauration mis en œuvre.

 

Un seul petit regret : La forte circulation pendant l’été qui nous sort de notre voyage dans le temps. Il y a deux parkings publics gratuits à Deadwood à l’extérieur de la ville, l’un près du Welcome Centre, l’autre sur Sherman street généralement utilisé par les camping-cars.  Il y a un parking couvert dans le quartier historique à l’ouest de Main street. Les tarifs sont de 3 $ pour la première heure, 5 $ pour la deuxième heure et 10 $ pour la troisième heure à 24 heures.

Si vous avez plus de temps que nous, allez visiter le Mount Moriah Cemetery où se trouvent les tombes de Wild Bill Hickok & Calamity Janel et les galeries de la mine d’or Broken Boot Gold Mine,

 

 

La fondation de Deadwood

Deadwood a été fondée illégalement sur un territoire indien concédé par le gouvernement américain par le traité de Fort Laramie en 1868 au peuple lakota. En 1874, le colonel Custer annonçant la découverte de gisements d’or dans les Black Hills provoque une ruée vers l’or. Des milliers de mineurs, de muletiers, de juges, de flingueurs et de joueurs se sont installés dans la partie nord du territoire des Black Hills du Dakota, où ils sont tombés sur un ravin rempli d’arbres morts et une crique pleine d’or. Un camp composé de de tentes et de baraques fût crée et on le nomma Deadwood en 1876.

En quelques années, la ville devint renommée pour ses prostituées mais aussi pour avoir été le théâtre du meurtre de Wild Bill Hickok et pour être le lieu de sépulture de Calamity Jane.

DOCUMENTATION

“Deadwood” La série Pour revivre l’ambiance Deadwood, regardez cette série HBO

Deadwood est une série télévisée américaine en 36 épisodes de 50 minutes, créée par David Milch d’après le roman éponyme de Pete Dexter et diffusée entre le et le sur HBO.

Deadwood, ce n’est pas le far-west des chevauchées à travers les grands espaces de Monument Valley, pas celui des duels au soleil dans la grande rue façon John Ford,  Non, Deadwood, c’est l’ordinaire des colons que l’idée de faire fortune ou simplement l’espoir d’une vie meilleure a jeté sur les routes et a planté au milieu d’étendues où tout était à construire, à imaginer, à faire sortir de terre. C’est le récit de cette conquête, écrite par Pete Dexter qui donne encore aujourd’hui son identité au peuple américain. (texte d’après un article du , par Pierre Sérisier (blog série TV))

Le synopsis: À la fin des années 1870, la petite ville de Deadwood, est devenue un endroit sans foi ni loi où se retrouvent tous ceux que la fièvre de l’or a attirés dans les Black Hills. On y croise plusieurs personnalités historiques, telles que Wild Bill Hickok, Calamity Jane, Seth Bullock, Al Swearengen et Wyatt Earp.

En quelques années, la ville devint renommée pour ses prostituées mais aussi pour avoir été le théâtre du meurtre de Wild Bill Hickock et pour être le lieu de sépulture de Calamity Jane.

Au fil des années, Deadwood a évité de devenir simplement une autre ville fantôme du Far West américain en survivant à trois incendies majeurs et à des difficultés économiques. La ville entière a été désignée monument historique national en 1961 et constitue le plus grand projet de préservation historique des États-Unis. En 1989, l’introduction des jeux de hasard à enjeux limités a redonné vie à la ville.

La préservation historique de Deadwood par la restauration

Deadwood offre une variété d’architecture intéressante du point de vue historique et technique. C’est à l’agent de préservation de la ville d’interpréter, d’examiner et de faire respecter tout projet de construction. Les bâtiments existants de Deadwood ont été évalués en fonction de leur emplacement, de leurs aspects historiques, de leur zonage et de l’appropriation des fonds publics et fédéraux applicables. Ils sont classés en tant que propriétés contributives ou non contributives au quartier historique. La plus grande partie de la structure originale a été gardé. Des matériaux et techniques architecturales de l’époque ont été utilisés pour la restauration.

L’une des restaurations des plus impressionnantes est The Historic Franklin Hotel, achevé en 1903. Il a été estimé qu’environ 2,5 millions de dollars ont été dépensés au cours de la dernière décennie pour restaurer ce monument historique.

Sur Lower Main Street, il existe trois beaux exemples de restauration. La plupart des bâtiments situés dans cette partie de Main street ont été lourdement endommagés ou détruits lors d’un incendie en mars 1894. Les structures les plus récentes de la zone générale ont été construites peu après, notamment le Fairmont, le Bullock et le Celebrity.

L’Hôtel Fairmont avec sa tourelle d’angle distinctive a été construit en 1898. À ses débuts, il était considéré comme un hôtel pour hommes comme le Mansion House. Les caractéristiques incluaient un bain turc, un salon de coiffure et un bassin profond au sous-sol. Les étages supérieurs du Fairmont ont accueilli une multitude d’activités illégales au fil des ans.

De l’autre côté de la rue, le Bullock Hotel domine le coin sud-ouest de Wall Street et de Main. Seth Bullock, entreprit la construction de cette propriété historique en 1894. La partie d’origine de l’hôtel fut construite comme entrepôt en 1880. Bullock transforma la propriété en hôtel après l’incendie de 1894.

De l’autre côté de Wall Street, à l’est, le Celebrity Hotel et le Nelson’s Garage, joliment restaurés, occupent le demi-bloc suivant. Des bâtiments plus petits comprenant des magasins et un théâtre ont été combinés dans cette zone en 1990 et 1991 pour créer le complexe tel qu’il est actuellement occupé.

Dans le cadre d’améliorations d’infrastructure moins remarquables, la ville a utilisé une partie de la taxe sur les jeux pour construire un parc de stationnement à trois niveaux et améliorer les systèmes d’aqueduc et d’égout pour l’ensemble de la communauté.

Les grandes figures de Deadwood

Wild Billy Hickock était un joueur, un tireur d’élite et un vétéran des guerres de frontières. Il était éclaireur indien en 1858, chauffeur de Majors and Russell (compagnie de diligence) en 1859, guide et éclaireur de l’armée de l’Union en 1861 et chef des éclaireurs du général George Custer en 1865.  C’est là qu’il gagne son surnom de « Wild Bill » pour ses actes héroïques. C’est aussi pendant cette période qu’il rencontre Davis Tutt, qu’il tuera plus tard, en , au cours d’un duel au revolver qui deviendra un archétype du genre, repris dans de nombreux westerns. En 1866, il devient shérif adjoint à Fort Riley, Kansas. Il n’y reste pas bien longtemps et rejoint bientôt l’armée où il exerce la fonction d’éclaireur. Wild Bill a alors la réputation d’être un maître dans le maniement de ses revolvers. Vers la fin de 1867, il entre dans un saloon. Quatre hommes commencent à se moquer de lui. Il en tue trois et laisse le quatrième avec un bout de joue en moins. En 1869, Wild Bill travaille comme shérif à Hays City, Kansas. C’est après avoir tué trois soldats qu’il s’en va, redoutant la vengeance de leur capitaine – le frère de Custer – et des autres soldats stationnés dans les environs.  Après avoir passé quelque temps avec son ami William Cody (Buffalo Bill), il reprend la fonction de shérif, à Abilène, Kansas. Encore une fois, il joue un peu trop avec ses revolvers, et doit partir après avoir tué par erreur son adjoint.En 1873, il joue dans le spectacle itinérant de Buffalo Bill, puis part chercher de l’or à Cheyenne, Wyoming. Là, il se marie avec Agnes Lake en 1876. Peu de temps après, il part pour les Black Hills, avec Calamity Jane comme compagne de route. C’est à ce moment qu’on le retrouve à Deadwood.

Wild Billy Hickok

Sol Star est né en Bavière dans une famille juive. À l’âge de 10 ans, sa famille part pour le nouveau continent en Ohio. À l’âge adulte il rejoint Helena, dans le Montana, où il devient secrétaire du gouverneur. Il s’associe à Seth Bullock pour ouvrir une quincaillerie à Deadwood. Ils se lancent également dans l’élevage du bétail, créant la Société du Ranch S*B avec Franklin Harris, avant d’ouvrir un moulin, le Deadwood Flouring Mill, en 1880, dont Star devient directeur général. Les deux hommes étendent leurs activités commerciales aux villes de Spearfish, Sturgis et Custer. Le magasin de Star et Bullock à Deadwood est détruit par le feu en 1894. Plutôt que de le reconstruire, ils édifient le premier hôtel de Deadwood, 64 chambres de luxe avec chauffage et salles de bains intérieures à tous les étages. L’Hôtel Bullock existe toujours, et comporte actuellement un casino ouvert 24h/24.

Star est élu maire de Deadwood en 1884, effectuant dix mandats successifs sur une durée de 14 ans. Lorsque le Dakota du sud accède au statut d’état de l’union, il est élu membre de l’assemblée législative aux côtés des républicains.

Sol Star

Wyatt Earp a été popularisé en tant que juriste frontalier intrépide des villes du Kansas et en tant que personnage principal de l’incident, appelé «la fusillade à l’OK Corral». Mais la légende d’Earp a également projeté une partie de son ombre sur les Blacks Hills. Wyatt Berry Stapp Earp est né à Monmouth (Illinois) en 1848. D’abords employé comme ouvrier et cheminot à Colton en Californie, il part dans les Hautes Plaines pour travailler comme chasseur de buffles, ouvrier des chemins de fer et chauffeur de diligence. Il devient assistant marshall à Dodge City, dans le Kansas. Au cours de cette période, Wyatt s’est taillé une réputation de juriste et de joueur compétent. Voulant tenter la fortune et faire son métier de juriste, il part pour Deadwood en pleine ruée vers l’or. Wyatt a exploré les collines le printemps suivant et n’a pu malheureusement trouver de l’or. Le shériff de Deadwood, Seth Bullock, n’ayant pas besoin de lui, il repart pour Dodge city.

Wyatt Earp

Ellis Albert Swearengen, alias Al Swearengen est un proxénète et un tenancier à Deadwood, célèbre pour sa cruauté et ses alliances politiques. Son premier établissement à Deadwood se nommait le Cricket saloon. Il semble que Swearengen organisait des combats, dans ce lieu très exigu, afin de créer de l’animation et d’attirer des clients. Cette première affaire lui permit de gagner assez d’argent pour en fonder une autre, plus importante.

En 1877, Swearengen ouvre le Gem Variety Theater et distrait Deadwood en spectacles de danse, chansons et toujours en combats. Mais la finalité première de ce nouvel établissement consiste plutôt à fournir des prostituées.  Le Gem connaît un grand succès. Il sera la proie de plusieurs incendies. Swearengen le reconstruira plusieurs fois mais finira par jeter l’éponge après le dernier incendie en 1899. Il serait mort à Denver en 15 novembre 1904 d’une blessure à la tête.

Al Swearengen

Seth Bullock est un shérif, marshal, et quincaillier. En août 1876, il décide de s’installer à Deadwood. Il y ouvre un établissement au nom de Office of Star and Bullock, Auctioneers and Commission Merchants (Bureau Star et Bullock, vente aux enchères, vente de marchandises.)

Deadwood était alors en proie à la plus grande anarchie et chacun y faisait sa loi. Le jour suivant l’arrivée de Bullock, Wild Bill Hickok est abattu. L’assassinat d’Hickok posa la question du maintien de l’ordre public. L’expérience de Bullock en faisait un recours idéal. Il fut élu sans difficulté, devenant le premier sheriff de Deadwood.

Bullock prit sa tâche très au sérieux. Du fait de sa réputation d’audace et d’inflexibilité, il réussit à faire régner l’ordre sans faire de victimes. Il se heurta plusieurs fois à Al Swearengen, propriétaire du célèbre Gem Theater, le bordel le plus notoire de Deadwood. Il dût se confronter au shériff de Dodge City, Wyatt Earp, qui semblait intéressé par son poste. Au bout d’une semaine, Earp quitta Deadwood et regagna Dodge City.

En 1884, Bullock fit la connaissance de Theodore Roosevelt, alors shérif adjoint de Medora (Dakota du Nord), où Bullock escortait un voleur de chevaux surnommé Crazy Steve (Steve le dingue) pour le ramener là où plus tard se dresserait la ville de Belle Fourche. Les deux hommes devinrent grands amis. Il repose à Deadwood, près de Wild Bill Hickok et de Calamity Jane.

Seth Bullock

Calamity Jane. Son nom était Martha Jane Cannary. Elle naît en 1852 à Princeton au Missouri. En 1865, la famille part pour l’ouest, empruntant la piste de l’Orégon, puis la piste des Mormons pour Salt Lake city.

Commence alors la vie aventureuse qui la rendra célèbre. Elle rejoint deux ans plus tard le général George Custer en qualité de scout (guide, éclaireur). Elle fait campagne en Arizona contre les Amérindiens. Elle commence à porter des habits d’homme. Elle exécute de dangereuses missions, participe à plusieurs campagnes et devient très habile au tir. D’après ses mémoires, c’est pendant sa période scout qu’elle gagne le surnom de Calamity Jane. Au cours de ses campagnes, elle est la première femme blanche à pénétrer dans les Black Hills, alors contrôlées par les Sioux, dont ce sont les montagnes sacrées. Elle doit ensuite rejoindre le général Custer à Little Big Horn.  En route pour Fort Laramie, elle rencontre Wild Bill Hickok et fait la route avec lui jusqu’à Deadwood. Elle assure la liaison, en qualité de cavalier, entre Custer et Deadwood. Elle quitte Deadwood en 1877 avec le septième régiment de cavalerie. Elle ne cesse de changer d’activité (cuisinière pour les ouvriers de chemins de fer ou pour les cow-boys dans des ranchs ou saloons, infirmière lors d’une épidémie de variole, lingère dans des bordels, convoyeur de bétail. En 1882, elle refuse de participer au spectacle de Buffalo Bill, le Buffalo Bill’s Wild West. Elle meurt en août 1903 d’une pneumonie. Deux de ses amis transportent son corps à Deadwood. Elle est enterrée à Deadwood, à côté de Wild Billy Hickok selon sa volonté.

Seth Bullock

Credit photo:  Wayne77 — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=24061271

L’assassinat de Wild Billy Hickock

Dans la matinée du 1er août 1876, Hickock remporte une partie de poker contre Jack McCall, qui était ivre et se retrouve sans argent. Hickock décide de lui donner une petite somme pour lui permettre de se nourrir, en lui recommandant de ne pas la jouer. McCall accepte mais se sent insulté. Hickock décide de lui donner une petite somme pour lui permettre de se nourrir, en lui recommandant de ne pas la jouer. McCall accepte mais se sent insulté. Le lendemain après-midi, dans le saloon Nuttal & Mann’s #10 à Deadwood, Wild Bill Hickock vient s’installer à une table de poker mais, voyant que Charlie Rich est assis à la place qu’il convoite, il s’assoit sur un fauteuil qui l’oblige à tourner le dos à la porte. McCall pénètre dans le saloon armé d’un revolver et abat Hickock d’une balle dans la nuque, en s’écriant « Take that! » (« Prends ça ! »).

Alors qu’il tente de s’enfuir, l’étrier de sa selle cède, ce qui provoque sa chute. Il se relève et part en courant se réfugier dans l’échoppe d’un boucher, mais il est finalement rattrapé par la foule en colère. Deux jours plus tard, un procès est organisé au théâtre McDaniel de Deadwood, procès au cours duquel McCall affirme avoir tué Hickock pour se venger de la mort de son frère à Abilene (Kansas). On découvrira plus tard que McCall n’avait en réalité jamais eu de frère. Après deux heures de délibération, il est finalement reconnu innocent. À l’issue du procès, le journal local, le Black Hills Pioneer écrit : « Should it ever be our misfortune to kill a man… we would simply ask that our trial may take place in some of the mining camps of these hills » (« Si nous devions un jour par malheur tuer un homme… nous demanderions simplement que notre procès puisse se tenir dans un de ces camps de mineurs parmi ces collines. »). La main que, selon la légende, Hickock détenait au moment où il fut abattu est appelée depuis « la main du mort » (Dead man’s hand) : une paire d’as et une paire de 8. Sa cinquième carte n’est pas connue avec certitude (il semble que ce soit le 9 de carreau)

%d blogueurs aiment cette page :