Mount Rushmore National Memorial

Amériques, Balade Amériques, Blacks Hills, South Dakota NP, USA

Le Mont Rushmore est un mémorial en hommage à l’histoire américaine, symbolisé par les sculptures géantes de quatre présidents qui ont marqué celle-ci:

  • George Washington (premier président des États-Unis en 1789), général de la Guerre d’Indépendance
  • Thomas Jefferson, troisième président (1801-1809). Il fut l’un des principaux rédacteurs de la Constitution avec Georges Washington. Il participa à l’expansion de l’Union par l’achat de la Louisiane à la France.
  • Theodore Roosevelt (vingt-sixième président des États-Unis, de 1901 à 1909). Prix Nobel de la paix.  Il encourageat la création des parcs nationaux
  • Abraham Lincoln (seizième président des Etats-Unis de 1861 à 1865. Opposé à l’esclavage, il fut le garant de l’unité nationale pendant la guerre de Sécession.

INFOS SITE

Mount Rushmore National Memorial

  • Adresse: 13000 SD-244, Keystone, SD 57751, États-Unis
  • Le Mémorial est ouvert toute l’année sauf le 25 décembre, 7 jours/7, de 5h00 à 23h00.
  • Le visitor center est ouvert de 8h à 22h l’été.
  • Tarif : L’accès au site est gratuit. Si vous venez en voiture, vous devez utiliser les parkings du mémorial pour 10 $, valable pour l’année en cours et réutilisable.
  • Mount Rushmore National Memorial (U.S. National Park Service)

CREDITS

La Visite du mémorial national du Mont Rushmore

La Visite du mémorial national du Mont Rushmore

2 à 3 heures de visite sont nécessaires. En direction de la montagne, nous remontons tout d’abord une large avenue pavée (Avnue of Flags » où flottent les drapeaux des états des Etats-Unis.

Les quatre visages des présidents s’imposent dans le paysage, sur 18 mètres de hauteur. Il aura fallu 400 ouvriers et près d’un million de dollars pour achever la sculpture.

En haut de cette avenue, nous arrivons sur la « Grand view Terrace » d’où nous avons un belle vue sur les sculptures. 2 musées et deux salles de cinéma sont libres à la visite. Un musée présente la création du monument de sa conception à sa concrétisation, l’autre s’intéressant plus à la faune et flore du lieu.

A la sortie du visitor center, nous prenons le Presidential Trail, un petit sentier forestier accessible à tous de moins de 1 km. Nous pouvons alors nous approcher un peu plus des visages des présidents. Le sentier longe la base du monument avant de rejoindre le Sculptor’s Studio. Malheureusement certaines parties du sentier sont fermées pour rénovation jusqu’à 2019, aussi nous n’avons pas pu voir le chantier de sculpture.

La minute historique : la naissance du momument

Bien avant de devenir le mémorial que l’on connaît aujourd’hui, le Mont Rushmore était un lieu saint pour les indiens Sioux Lakota qui le nommaient les Six Grandfathers. Cette haute montagne de granite se trouvait sur une route sacrée menant au sommet du Harney Peak (2 207 mètres d’altitude), la plus haute montagne des Black Hills, une région extrêmement riche (faune, flore, rivières…) où les indiens n’habitaient pas mais y organisaient des cérémonies afin de rentrer en contact avec les esprits.

Durant les années 1870, alors que la ruée vers l’or attire de plus en plus de colons vers l’Ouest, on pense alors que ces terres sont délaissées par les indiens, alors qu’il n(en ai rien.

En 1923, Doane Robinson, avocat et historien vivant dans le Dakota du Sud, souhaite y développer le tourisme. Il lui vient alors l’envie de faire sculpter la montagne, comme cela avait été entrepris  quelques années auparavant en Géorgie où une falaise de granite avait été taillée à l’effigie de quelques leaders confédérés.  IRobinson voulait créer un gigantesque mémorial à l’effigie de quelques hauts personnages historiques américains comme le général Custer, l’explorateur William Clark, Kit Carson ou encore le chef Sioux Oglala Red Cloud… Mais c’est finalement un hommage à la fondation, à l’expansion, à la préservation et à l’unification des États-Unis qui est choisi, à travers les visages de George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et Theodore Roosevelt. En 1941, le mémorial du Mont Rushmore est enfin terminé et les quatre visages des présidents s’imposent dans le paysage, sur 18 mètres de hauteur. Il aura fallu 400 ouvriers et près d’un million de dollars pour achever la sculpture.

Les indiens y voient une profanation de leur terre sacrée et un geste fort des blancs afin d’affirmer leur supériorité (et le fait que Borglum soit membre du Ku Klux Klan n’arrange rien à l’affaire). En 1948, les indiens répondront aux blancs en lançant la construction du Crazy Horse Memorial, une sculpture encore plus monumentale (qui devrait être terminée aux alentours de 2060 !) à l’effigie du guerrier Sioux Oglala, monté sur un cheval et pointant du doigt l’horizon. Ce mémorial indien est toutefois sujet à controverse chez les indiens eux-mêmes.

Si, dans le monde de l’après seconde guerre mondiale, des générations de jeunes américains ont grandi en considérant ce mémorial comme un symbole de liberté et de triomphe national, il en va tout autrement pour les amérindiens pour qui le Mont Rushmore restait un symbole de perte et de traités brisés. Toutefois, en 2004, le service des parcs nationaux a ouvert une porte vers le dialogue en nommant un « Native American » à la direction du Mt Rushmore, Gerard Baker. Son travail consista en une réévaluation des contributions indiennes au sein même des grands sites historiques de l’Ouest et au réexamen officiel des préjugés culturels, sans pour autant diaboliser ou minimiser l’apport anglo-américain :
« Je veux que les gens quittent le parc avec plus de questions que de réponses (…), je les invite à enlever leurs œillères et à regarder l’histoire de ce lieu dans son intégralité ».

(source Wikipédia et Mont Rushmore National Park)

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